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 Don't touch me. I don't want to hurt you ► Gwenwyn

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Gwenwyn Neird

Étudiante

Féminin ▌MESSAGES : 49
▌INSTINCT POINTS : 1154
▌DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2014
▌LOCALISATION : Hall
▌ANIMAL TOTEM : Grenouille Dendrobate

MessageSujet: Don't touch me. I don't want to hurt you ► Gwenwyn   Dim 8 Fév - 12:20

Informations

Je m’appelle Gwenwyn Neird, mais on préfère m’appeler Gwen. Je suis né(e) il y a 16 printemps, dans un coin paumé du Pays de Galle, je suis donc Galloise. Comme tu peux le voir, je suis une fille, et si mon orientation devait être déterminé, je serais hétérosexuelle. Je suis dans l’école depuis 4 ans, en tant qu' élève, je suis donc étudiante. On me dit souvent que je ressemble à Gumi des Vocaloids.


Animal Totem


Grenouille dendrobate

J’ai hérité des caractéristiques des grenouilles dendrobates, ces grenouilles minuscules aux couleurs très vives. Mais n’imaginez pas que je peux attraper des insectes avec ma langue ou être succulente comme les cuisses de grenouilles mangées par les Français.
Premièrement, on peut dire que je nage plutôt bien, et je saute plus haut qu’un humain normal, ayant des cuisses très musclées. Ensuite, j’ai une vision plus large qu’une personne lambda, en particulier sous l’eau, où je vois tout clair comme du cristal. Autre détail (inutile), je n’ai aucuns poils sur la peau, hormis mes cheveux. Ma peau est donc extrêmement lisse et douce. Ҫa, ce sont les points positifs.
Pour les points négatifs, on pourrait dire mon odorat et mon ouïe sont basiques, voir un peu inférieurs à ceux d’une personne normale.
Le pire restant ma faculté à empoisonner les gens. Ma peau se recouvre de poison lorsque je commence à stresser, ainsi, si quelqu’un me touche, l’endroit qui aura eu un contact avec le poison donnera l’impression d’une brûlure, cela pendant plusieurs heures. Ca paraît plus ou moins inoffensif me direz-vous. Cependant, si ma peau entre en contact avec une plaie ou une muqueuse, cela  peut provoquer une insuffisance cardiaque ou une fibrillation, et dans de très rares cas, la mort.

A part ça, je suis inoffensive, ma petite taille renforçant cette idée.


Caractère

Mon caractère… C’est difficile de se décrire soi-même, n’est-ce pas ?
Ce qui me décrit le mieux serait ma dualité permanente, un combat intérieur qui dure depuis quelques années maintenant. Pourquoi ? Un peu de patience…
Les gens qui ne me connaissent pas disent souvent de moi que je suis « distante », « trop timide », « associable », « dans un autre monde ». Ils ont peut-être raison. C’est vrai que je ne parle pas beaucoup, puisque je sais très bien que les gens ne me comprennent pas. Et puis, je veux les protéger, j’ai horreur de blesser les gens, même si je ne fais que ça. Chaque personne que j’ai approchée s’est brisée, comme un vase de porcelaine à qui on donne un coup de pied. Je ne veux plus de ça, ainsi je reste à distance des autres, pour ne pas m’attacher et le regretter après.
Malgré ça, depuis toute petite j’ai un instinct protecteur, j’ai constamment envie d’aider les autres. Mais je ne peux pas. Toutes mes tentatives pour venir en aide à quelqu’un se sont soldées en échec, par des brûlures ou pire… C’est pour ça que je porte la plupart du temps des manches longues, voir des gants, pour éviter tous contacts dangereux avec d’autres personnes.
Je ne fais plus confiance aux gens depuis CET incident…Surtout aux professeurs. Je les déteste. Mais j’ai pas trop le choix, je dois suivre les cours de toute manière si je veux sortir de cette école. J’étais trop naïve, maintenant je suis méfiante, peut-être trop même.
D’ailleurs, je ne suis pas très forte en sport, préférant largement la lecture au pied d’un arbre, ou en encore écrire. Car oui, bien que ça puisse paraître ridicule aux yeux de certaines personnes, j’écris, j’écris des lettres surtout, destinées à mes parents et Kelly, même si je sais pertinemment qu’ils ne pourront jamais les lire. Mais ça me soulage et me déstresse de leur raconter ce que je vis, à quel point ils me manquent aussi.

A part ça, même si je peux être légèrement dangereuse, au fond de moi je reste gentille, généreuse et fragile. Enfin je pense.


Histoire

Je suis née un jour d’été, à l’aurore, là où la chaleur est encore fraîche. C’est ainsi que j’ai pointé le bout de mon nez un 8 juillet 2004, une semaine avant terme. J’étais petite et menue, et je le suis restée. J’avais déjà de grands yeux verts curieux, une bouille ronde et quelques cheveux châtains clairs. Ma mère était brésilienne, une petite brune aux yeux couleur ambre, tandis que mon père était blond et musclé, les yeux bleus cristal, digne d’un bon gallois. Jusque là, tout était normal. J’ai fêté mes 1 an, 2 ans, 3 ans, et ainsi de suite en famille et amis, dans la plus grande des joies. J’étais heureuse, et mes parents aussi, c’est tout ce qui comptait.

Quelques années plus tard, jouant avec mes poupées, j’écoutais vaguement la télé que ma mère avait allumée pendant qu’elle faisait du repassage. Un reportage sur des humains anormaux défilait à l’écran. Ces drôleries étaient récentes, d’après ce que ma mère m’expliqua à ce moment là. Depuis 2005 me fit-elle. A un moment du reportage, une de ces personnes était interviewée. Malgré le fait que je n’avais que 4 ans, j’avais l’impression de comprendre tous ses mots, qu’ils faisaient partis de moi. Cette personne résonnait en moi.

Quelques années passèrent. J’étais une enfant épanouie. Toujours première de classe, de très bons amis à mes côtés. Une vie rêvée. Jusqu’à ce jour… J’avais 9 ans. Pendant que je faisais mes devoirs, ma mère préparait à manger. L’odeur du barbecue était succulente, et je comprends mieux maintenant pourquoi mon père aimait autant ce plat. Mon père travaillait sur un chantier, il était architecte. Chaque jour il rentrait aux alentours de 20h. Mais pas ce soir-là. L’heure tournait et tournait, et mon père n’était toujours pas rentré. L’entrecôte avait déjà été avalée, pour ne pas gaspiller. Ma mère harcela mon père d’appels, imaginant tous les scénarios possibles, des plus bénins aux plus horribles. Et bien c’est l’horrible scénario qui eut raison de mon père.

Vers 22h30, le portable de ma mère sonna. La police. On nous annonça que mon père avait été victime d’un accident de voiture, sur le chemin du retour. Une personne ivre l’avait renversé et poussé dans le fossé. Cette personne possédait un totem. Un totem. L’unique détail qui me marqua. Un totem. En moi, une sorte de sentiment de dégoût monta, me faisant recracher tout mon repas sur le sol. Ma mère lâcha le téléphone sur la table, s’approcha de moi et me serra dans ses bras. Pas une larme ne coula de ses yeux. Et pourtant, je savais mieux que quiconque à quel point son âme était remplie de pleurs. Mais elle essayait d’être une femme forte, pour moi. Pour ne pas que je m’effondre à mon tour. Elle nettoya le sol à l’endroit où j’avais régurgité mon entrecôte, sans un mot, reniflant discrètement en ravalant ses larmes. Moi j’étais partie m’enfermer dans ma chambre, avais ressorti l’album photo, et m’étais blottie dans un coin de mon armoire, entre draps et couvertures. En regardant les photos, j’eu l’impression de me vider de toute l’eau de mon corps, mes yeux ruisselants comme une fontaine. J’eu également l’impression que cette eau était remplacée petit à petit, par un sentiment beaucoup moins noble que la tristesse et le deuil. La haine. La haine envers cette personne possédant un totem. Envers tous les autres qui étaient de même nature. Une envie de vengeance débordante, du haut de mes 9 ans.

Le jour de l’enterrement de mon père, ma mère évacua toute sa tristesse en un flot de pleurs qui ne s’arrêta qu’une fois de retour à la maison. Je pleurai aussi. Par amour pour mon défunt père, mais avant tout par la rage qui m’animait.

A l’école, j’avais toujours d’aussi bons résultats, ce qui étonna à la fois ma mère et mes professeurs. Cela me valu la visite d’un psychologue. Il conclut simplement que j’étais une enfant normale, mais que le deuil avait eu un effet inverse sur mon comportement, qu’au lieu de m’enfoncer dans mes sentiments de douleur je me forçais à m’en sortir de moi-même, pour me battre plus qu’avant encore. Je dois l’avouer, il n’avait pas tout à fait tord.

1 année et demie passa ainsi, ma mère et moi prenant soin quotidiennement l’une de l’autre. Nous n’avions jamais été aussi fusionnelles. C’est alors qu’arriva la rentrée, la découverte du nouvel établissement qu’était le collège. Et la rencontre de ce professeur.
Il s’appelait Oscar White. Très grand, les cheveux châtains, presque blonds, les yeux bleus gris en amande, une mâchoire carrée, et de larges épaules. La première fois que je le vis, il me rappela mon père et sa figure protectrice. J’adorais venir à ses cours –il était prof d’SVT-, me sentais bien quand je lui parlais, en sécurité. Je pensais retrouver en lui la protection paternelle qui me manquait tant depuis la mort de mon père. J’étais aveuglée. A plusieurs reprises je l’appelais « Papa » en plein cours, si bien que les autres élèves pensaient que je faisais une fixette sur lui, ou bien que j’en étais amoureuse. C’était vrai, je l’aimais. Comme un père. Mais cela ne sembla pas réciproque. Ou alors je n’avais pas la même notion que lui de la paternité.

Au fur et à mesure de l’année, j’avais l’impression que M. White devenait ambigu avec moi, ses gestes quand il passait près de moi, quand il me prenait par les épaules pour me faire venir au tableau, son regard glacé que je sentais sur mon visage depuis son bureau. Je ne me souvenais pas que mon père faisait ce genre de choses. Je devenais méfiante, plus prudente. Mais à la fois j’avais toujours cette envie d’une personne pour me protéger, pour remplacer mon père, une envie qui me rapprochait toujours plus des mailles de son filet.

C’était un jeudi, dernière heure de cours. Cours d’SVT comme d’habitude, et toujours la dernière à sortir de la classe. Mélanie, une de mes amies, m’attendait devant la porte comme à son habitude, pour que l’on rentre ensemble. Mais le professeur me fit signe pour que je vienne lui parler. Ne me doutant de rien sur le moment, je dis à Mélanie de rentrer seule, car je devais parler avec M. White. Je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait bien me vouloir. Mes résultats étaient bons, excellents même, je ne posais pas de problèmes en classe, avais de bons amis, aucune raison de s’inquiéter. Mais quand je le vis s’approcher de la porte et la fermer à clé, mon sang ne fit qu’un tour. J’étais prise au piège, le piège de ma propre sottise, mon jugement voilé par le manque de mon père et de son aura protectrice. Ici, c’était tout le contraire. Je sentais le danger partout, dans ses moindres mouvements, chaque respiration, chaque clignement des yeux. Et soudain plus rien. Mon corps ne répondit plus, je le sentis se rapprocher, enlever ma veste, déboutonner ma chemise, baisser ma jupe. J’avais le souffle coupé, le corps rouge de honte. Je voulais le pousser, le gifler, le battre à mort, mais j’étais comme paralysée. Je sentais ses doigts sur ma peau, son souffle répugnant près de mon oreille, sa chaleur contrastant avec la froideur de mon dos. Je n’en pouvais plus, je suffoquais, et il n’y avait personne pour m’aider. Juste lui et moi. Lui, cette personne que j’avais osé comparer à mon père. Mais quelle insulte bon Dieu. Cet homme, ou plutôt ce sauvage, était juste un pédophile. Et j’étais sa victime.
Je ne pleurais pas, tellement choquée et dégoûtée. Son rire résonnait dans mon cerveau. Il murmurait des choses que je ne parvenais pas à comprendre. J’étais submergée par mes pensées, la honte envers moi-même, l’atrocité que l’ont était en train de me faire. Je sentis alors comme si une autre âme essayait de prendre le contrôle de mon corps, pour me sauver. Une chaleur et une douleur atroce partirent de mes entrailles jusqu’à mes doigts, mes jambes, ma tête. Mon sang bouillait. Ma peau me piquait. En un instant, cette âme me fit bouger à sa guise, me jetant ainsi sur le bras de mon agresseur, le mordant à sang, puis touchant la plaie de mes mains. Je recommençai plusieurs fois, à différents endroits, comme possédée. Au bout de quelques minutes, après avoir tenté de me frapper, il s’effondra au sol, les yeux tournant du côté blanc et la bave ressortant de sa bouche. Je cherchai son pouls, qui s’avéra inexistant. Je venais de le tuer. Je venais de tuer quelqu’un, par mon simple toucher. Je n’étais pas encore certaine de ce qui venait de se passer, mais j’avais peur. Peur de la suite, peur d’avoir tué quelqu’un, mais surtout, peur de moi-même. Je m’étais rhabillée, retournée chez moi en pleurs, souillée, et avait tout raconté à ma mère. Elle sembla me comprendre et me désinscrivit aussitôt du collège, ce qui éveilla des soupçons, mais tous mes camarades de classe dirent que j’adorais ce prof, et que je n’aurais jamais pu lui faire de mal. Quelle blague.

Je voulais tourner la page, oubliait la honte, toutes ses images, mais je savais que c’était impossible. Malgré ça, la chose qui me préoccupait le plus était que je l’avais tué. Le tuer ne m’aurait pas étonnée. Mais la manière dont je l’avais fait rester encore trop floue. C’est alors que je découvris des choses encore plus surprenantes. Je pouvais sauter beaucoup plus haut qu’une personne normale, et les poils sur mon corps avaient entièrement disparu. Le pire restant mes cheveux. Au lieu d’être châtains, ils étaient devenus verts. Je ne comprenais plus mon corps et ses changements. Mais ma mère, elle, le comprit. Elle m’expliqua que j’étais devenue ce genre de chose envers laquelle j’avais tant de haine : une personne possédant un totem. Que dis-je, un monstre. J’étais devenue ce monstre, ce monstre qui avait tué mon père. Cette chose que je détestais au plus haut point, autant que ce professeur. Je ME détestais. J’avais surtout peur que ma mère soit effrayée, qu’elle m’abandonne, ou encore qu’elle me batte, comme cela arrive si souvent quand des parents découvrent la nature de leur enfant. Mais elle ne fit rien de tout ça. Elle me prit simplement dans ses bras, me serrant de son étreinte protectrice -qui me rappelle quand j’étais toute petite, quand je me faisais un bobo, et qu’elle venait me consoler- puis déposa un baiser sur mon front.
 
« Je ne te laisserai jamais tomber. Tu es la seule chose qui me reste. Je me battrai pour que tu vives normalement. Je te le promets ma chérie ».
Je crus que ces mots m’apaiseraient, mais ma nouvelle nature était plus effrayante que jamais. Je ne savais plus qui j’étais, ce qui faisait partie du vrai moi, ce que mes nouvelles capacités pouvaient faire. Je savais seulement que j’étais dangereuse.

J’avais maintenant un peu plus de 11 ans. Et je n’étais toujours pas habituée à mon nouveau corps. Je changeais presque tous les mois d’école. Pourquoi ? Parce que je brûlais tous ceux qui m’approchaient. Pendant des recherches sur les totems, j’avais découvert l’animal à quoi j’étais sûrement reliée : une grenouille dendrobate. Les caractéristiques correspondaient. Et je savais désormais comment j’avais tué cette ordure. Je l’avais empoisonné, à tellement de reprise qu’il ne pouvait que succomber et mourir.
Ma mère n’osait plus me toucher, et je n’osais l’approcher, ayant trop peur de la blesser. Mais elle tînt sa promesse, et fit tout son possible pour me laisser vivre comme n’importe quel enfant, me donnant tout son amour. Et moi en retour, je ne lui donnais que des sensations de brûlures et de la paperasse administrative pour me changer d’école.
En 1 an, j’avais envoyé à l’hôpital 6 personnes, rien qu’en les touchant, failli tuer une autre personne en voulant l’aider, et changé 8 fois d’école. Je n’en pouvais plus. Je me détestais toujours de plus en plus, pour le mal que j’infligeais aux autres. J’aurais voulu prendre leur douleur à la place, mais j’étais trop faible et fragile pour ça. A cause de moi ma mère ne pouvait pas refaire sa vie, se marier, fonder une nouvelle famille. Elle travaillait seulement d’arrache-pied pour subvenir à nos besoins. Je la voyais tous les soirs, buvant sa tisane, les yeux fatigués, ne prenant plus aussi soin d’elle comme avant, les rides se creusant par le travail. J’avais pitié de ma pauvre mère. Tout ça à cause de l’égoïsme d’une fille sans père. De moi.

L’année suivante se déroula de la même manière. Mais en pire.
Je devenais de plus en plus stressée, n’osant plus approcher personne, évitant le plus possible les professeurs. Tout le monde me prenait pour une associable, puis pour une folle une fois que j’envoyais quelqu’un à l’hôpital. Il n’y eu qu’une personne qui m’accepta en plus de ma mère. Kelly, une gentille fille blonde aux joues roses. Et pourtant, elle mourut. Ou plutôt, JE la fis mourir. C’était encore une fois le même scénario. Je l’adorais, réellement. Mais comme à chaque fois, quelque chose tournait mal, je stressais, et empoisonnais.
C’était sur le chemin du retour d’école, un mardi. Nous venions d’acheter des bonbons à la boulangerie qui se situait une rue plus bas que le collège. On parlait garçons, séries télé, des trucs normaux pour notre âge. Mais M. Pas de chance fit à nouveau son apparition. Un groupe de 6 garçons, le look plutôt racaille, nous demanda de l’argent. Evidemment, aucune de nous ne bougea ou ne répliqua, trop terrifiées. Un d’eux poussa Kelly, qui tomba violemment au sol, attendant une réponse de sa part. Me précipitant sur elle pour la protéger et voir si elle allait bien, je posai malencontreusement ma main sur son genou, éraflé.  A peine une seconde après, je le retirai, réalisant mon geste. Mais il était trop tard. Mon poison était déjà entré en contact avec la plaie. Je n’eu même pas le temps d’appeler les secours. Elle mourut dans mes bras. On m’apprit plus tard que Kelly avait une maladie, un manque d’anticorps, ce qui avait précipité sa mort. A ma grande surprise, ses parents me dirent que ce n’était pas de ma faute, qu’ils comprenaient. Je ne les comprenais pas. Pour moi, c’était juste un meurtre, un meurtre que j’avais fait. J’avais le sentiment de devenir plus qu’un monstre, le diable en personne, tuant tout ce que je touche.

Mon meurtre remonta aux oreilles des autorités, qui ne pouvaient plus laisser passer le fait que j’étais dangereuse. J’avais fait du mal à trop de gens.
Seulement quelques jours après le décès de Kelly, les autorités débarquèrent chez moi. L’un d’eux tenait un papier à la main, où était écrit l’ordre de me transférer dans une école spécialisée. Je m’étais d’ailleurs souvent demandée pourquoi cela n’était pas arrivé plus tôt. J’étais déjà prête à partir, sachant que c’était la meilleure solution pour moi, que si je ne m’éloignais pas rapidement de mon entourage je leur ferai du mal. Je commençais à partir dans ma chambre faire mes valises quand j’entendis un « boum » au sol. L’un des gardes venait de frapper ma mère violemment, car elle m’avait défendu, pour que je ne parte pas. Elle continuait encore à tenir sa promesse. Le bruit autour de moi devint sourd, je sentis ma peau se revêtir du venin, mais je n’eu pas le temps de me contrôler pour m’arrêter que je tenais déjà ma mère dans mes bras. C’était comme un déjà-vu, un flashback. Encore la même chose. Après Kelly, s’était ma mère qui allait mourir. Eclatant en sanglots, je ne pouvais que m’excuser, encore et encore, mêlant mes larmes à celles de ma mère, qui savait mieux que quiconque ce qui allait se passer. Mais elle avait l’air serein. Elle m’embrassa et me chuchota : « Prend soin de toi. Ne t’approches pas des autres, tu ne leur feras que du mal. Je dis ça pour ton bien. Sache que, malgré tout ce que tu as fait ou ce tu feras, ce n’est pas ta faute, et que ton père et moi sommes fiers de toi. Je t’aime ».

Avant de partir à cette école spécialisée qu’est Instinctive, j’avais pu assister à l’enterrement de ma mère. J’avais vu tous ceux que j’aime mourir. Par ma faute. Je n’étais plus qu’une personne sans âme, sans raison de vivre, comme un zombie. C’est ainsi que j’entrais dans l’école où je suis encore aujourd’hui.



Derrière l'écran

Faisons ça vite mais bien. Moi c'est Sandra, 15 ans, et qui n'a presque jamais RP de sa vie c: Mais faut pas m'en vouloir hein~ Bon, j'ai pas grand chose à dire sinon. Ah si ! Je le promets, j'aime mon personnage, même si elle a pas une vie facile '-'
M'voilà :3
PS : J'ai horreur des fautes '-' (j'en fais aussi comme tout le monde mais je déteste ça quand même x) )



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